Seuil esthétique

Couverture du livre : Die ästhetische Schwelle

Die ästhetische Schwelle. Räume der Allegorie bei Baudelaire und Proust – une étude des procédés allégoriques chez Baudelaire et Proust dans une perspective d’histoire culturelle.


Le livre interprète l’allégorie comme une forme d’imagination de l’écriture aux seuils historiques qui ouvrent la première et la dernière phase de la modernité, chez Baudelaire et chez Proust.

L’approche fonctionnelle de l’étude met en lumière les expériences de perte métaphysique nées des discontinuités historiques (effondrement de l’idéologie romantique de la nature chez Baudelaire ; crise de la fin de siècle, essor de la technique, Première Guerre mondiale comme « changement d’époque », crise de l’hégélianisme chez Proust), pour dégager ensuite l’allégorie comme vecteur de la construction esthétique de mondes de substitution quasi spirituels. Baudelaire les crée dans les sphères surnaturelles du rêve ; chez Proust, l’allégorie acquiert une importance centrale pour la poétique de la mémoire involontaire et la recréation du passé accompli dans le texte de l’œuvre. La définition de la fonction ambivalente de l’allégorie comme « seuil esthétique », qui délimite une sphère de sens spirituelle autonome tout en ouvrant toujours aussi les limites du sens littéral, intègre la dimension sémiotique à l’argumentation et à l’analyse des textes.

Outre la notion de cadre chez Derrida et celle de pli chez Deleuze, l’étude s’appuie avant tout sur le concept de liminalité de Turner.

Des extraits des écrits de Baudelaire sur l’art (Curiosités esthétiques), des Fleurs du Mal et du Spleen de Paris, du Contre Sainte-Beuve de Proust ainsi que des passages d’À la recherche du temps perdu font l’objet d’analyses approfondies.


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Disponible chez Amazon et chez Fink.